Ils s’étaient jurés ça, tous les deux, la mère et le fils : refaire un film ensemble. Ça ne sera pas possible : Siham, la maman de Namir, n’est plus. Face à ce vide béant, le réalisateur a pris sa caméra pour le tourner quand même, ce film… Une évocation sensible, vibrante d’amour et de pudeur : un récit de transmission hanté de lumière, petit bijou de documentaire autobiographique.
Les mamans sont immortelles… Pour garder vivante la mémoire de Siham, Namir Abdel Messeeh creuse l’histoire familiale, entre Égypte et France. Filmer. Filmer pour fixer, à jamais, la ténacité de l’amour. Pour réparer. Et peut-être, réinventer la vie… Tissé d’images d’hier et d’aujourd’hui, hanté de réminiscences du grand cinéma égyptien, un film sensible et poignant en forme de déclaration d’amour d’un fils à ses parents : qui questionne cette présence qui reste, après : et qui creuse – à travers le souvenir, mais aussi par les chemins de la joie, de l’humour et du rire – cette trajectoire intime et complexe qui mène à l’acceptation, que l’on appelle deuil. Accepter, et reconnaître : faire trace et transmettre : comme l’essence retrouvée de ce qu’est, au fond, le cinéma.
Il passe ses premières années en Egypte avant de s’installer en France où il étudie la réalisation à la Fémis : puis réalise différents courts métrages avant d’aborder des sujets plus intimes avec You, Waguih. Pour Namir Abdel Messeeh, le cinéma c’est la vie ! Filmeur compulsif, il n’a de cesse, de film en film, de se raconter et de raconter les siens, comme dans La vierge, les coptes et moi, qui explore avec humour son rapport à sa terre natale et à sa famille copte.
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