Voix de soie et aura sulfureuse, elle chante les filles qui parlent fort, celles qui dérangent, mêle jazz et synthé – nous susurrant à l’oreille, avec une gourmandise coupable, une pop électro française bien frappée qui grince parfois sous la dent… Chansons douces, en apparence seulement : zique fraîche et textes choc, Sainte Nicole débarque dans notre été telle qu’en elle-même, sans auréole.
Un vaste panorama musical qui va de Billy Eilish à Polo & Pan en passant par Mylène Farmer ou Paris Combo, avec un ti quelque chose qui rappelle Lio, épices compris : la belle chante l’amour superficiel et les amitiés perdues, l’érotique et le toxique, les vanités et les sutures – met les pieds dans le plat sans avoir l’air d’y toucher, à voix rêveuse, à timbre doux… Elle vient nous verser sans compter sa « pop française irrévérencieuse » : une chanson pétillante au goût fraise hantée de basses profondes, de beats modernes, de synthés électros : au total, un cocktail de légèreté soyeuse et de textes pimentés – et toujours la juste rasade d’ombre dans des paysages de lumière. Saint Nicole vient bousculer la scène à pattes de velours : se méfier quand même, ça enivre.
Arrivée à la fin d’un cursus complet pour devenir ingénieure, diplôme en poche, elle a soudain un déclic pour l’écriture et pour la musique qui la fascine depuis son tout jeune âge. Changement de cap : elle plaque tout pour se consacrer à sa passion ! Océane, alias Sainte Nicole, se dit « artiste entrepreneure » : elle débute sa carrière avec son propre label, écrit, co-compose et produit ses chansons, et veut maintenir son indépendance dans le milieu artistique. Derrière son nom d’artiste, ses deux grands-mères, toutes deux prénommées Nicole.
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